I.1 Localisation

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Fig 1-1

Situé dans les garrigues de l’arrière-pays montpelliérain (fig 1-1/2 et 2), le village de Montaud est implanté  dans un petit bassin de terres agricoles délimité au nord par le plateau calcaire du Puech des Mourgues, (252m ngf, commune de Saint-Bauzille de Montmel), et par des crêtes calcaires de faible hauteur : le Bois nègre à l’ouest (225 m ngf ) et la côte Bertine ou bois de Montlaur à l’est (151m ngf).

 

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Fig 1-2

Le château de Montlaur occupe l’extrémité sud de la crête orientale. Bien que de faible hauteur, les reliefs de ce piémont cévenol conditionnent l’implantation des villages et des voies de circulation, fragmentant le paysage en petites unités communiquant par les zones de plaine. Le territoire de la commune de Montaud s’étend sur 1200 hectares, les communes limitrophes de Saint-Bauzille de Montmel, Buzignargues, Saint-Hilaire de Beauvoir, Saint-Jean de Cornies, Saint-Drézéry, Guzargues, et Sainte-Croix de Quintillargues présentant des surfaces sensiblement identiques.

 

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Fig 2

Le réseau de communication local est rattaché à un axe majeur, la route dite de Vieille Toulouse, itinéraire d’axe est-ouest existant depuis l’Antiquité, qui met en communication Nîmes, par la Vaunage, et le piémont du Larzac. Actuellement cette route (RD1) est une voie de circulation secondaire entre Sommières et la Buège. Un deuxième axe routier secondaire s’étire du nord au sud, vers Montpellier, par Teyran, Jacou et Castelnau le Lez, empruntant un secteur de plaine (RD21). Cette route met en communication le territoire du château de Montlaur avec le centre politique médiéval qu’est Montpellier.

Elle rejoint l’axe est-ouest à Saint-Bauzille de Montmel, où le Puech des Mourgues et les reliefs qui se développent vers le nord en brisent l’élan vers Quissac, si bien que l’accès direct vers le nord demeure de faible importance, sans doute par défaut d’intérêt économique et du fait de l’existence de la route nord sud passant par St Mathieu de Tréviers. Enfin il faut remarquer un linéament paysager actuellement estompé mais qui dans la géographie économique médiévale pouvait avoir son importance : une ligne droite de Montlaur jusqu’à l’étang de Mauguio subsiste encore dans les cartes actuelles en tronçons de routes départementales : l’actuelle D54, passant à St-Drézéry et à Sussargues, axe interrompu par la route de Castries à Sommières (D610), ensuite relayé par la D106 de St Brès, à Mudaison, puis Candillargues, sur l’étang de Mauguio. Cet axe routier met en communication le château de Montlaur et le bassin économique de la plaine de Mauguio, reliant notre petit territoire aux voies commerciales majeures.

Ce constat paysager permet de comprendre que si Montlaur est situé dans l’arrière-pays, son territoire est loin d’être à l’écart de la vie politique et économique de la région : les centres politiques et économiques n’en sont qu’à quatre ou cinq heures de marche. Ces trois axes routiers sont autant de voies de passages pour les hommes et des biens et autant de points sensibles pour la sécurité du territoire. Or depuis le château, on constate de visu ce que les cartes suggèrent, à savoir un contrôle visuel parfait d’un nœud routier entre les Cévennes et l’Etang de l’Or, entre la Vaunage et Montpellier. L’emplacement choisi se révèle parfaitement stratégique : bien qu’à première vue meilleure en défense parce que plus haute, la crête occidentale, à l’écart des routes, ne permet pas ce contrôle.

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I.2 Contexte historique


 

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