II.3 Documents iconographiques

 

IMG_carte_postale1Les archives privées de la famille de Montlaur contiennent trois photographies reproduites en carte postale, donnant un état des lieux en 1900. Ces documents, montrent la façade ouest avec le mur occidental en élévation (fig 3). On remarque dans ce mur la présence d’une baie à l’étage. Une autre photo témoigne de la présence d’une maisonnette, dite maison du berger, accolée à la façade sud. Adjonction tardive, cette construction a été démolie en 1968 par les soins de la famille de Montlaur.

IMG_carte_postale2Enfin, la vue de la façade nord montre que l’angle nord-est était déjà détruit en 1900, on peut cependant y voir les traces d’une pièce d’angle, actuellement dissimulée par la végétation. On remarque également, au droit de la porte cintrée qui ouvre dans la façade est, une baie rectangulaire à l’étage.

 

IMG_fig3_carte_postale3Une lithographie de 1850, publiée par le Duc de Castries dans la revue Vieille Maison Françaises (avril 1970, n°44) donne une image romantique et sans doute quelque peu retouchée du château (fig 4). On y voit la façade renaissance dans la totalité de son élévation, y compris à l’angle sud-est une poivrière dont il ne subsiste actuellement qu’une pierre. Derrière cette façade la gravure fait apparaître un massif dominant l’ensemble au centre du château, ainsi qu’une tour à l’arrière plan, à l’est du bâtiment. Il demeure difficile d’apporter un plein crédit à cette représentation, où le vraisemblable le dispute au vrai, cependant, certains éléments doivent être considérés avec précaution.

 

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Fig 4 Lithographie

Donjon disparu ou représentation symbolique : le massif dominant au centre du château reflète-t-il un état réel du château, et si oui, quelles traces peuvent y correspondre ? La tour orientale, dont aucun vestige ne subsiste en élévation est certainement une piste à vérifier pour ce que sa présence apporte d’équilibre au plan du château dont on ne peut imaginer qu’il n’a été défendu que sur sa façade occidentale. Et à leur sujet, on ne peut manquer de penser aux deux hautes et grosses tours signalées dans l’enquête de 1625. Au premier plan, la silhouette de la tour sud se détache d’un groupe de maisons accolées à l’enceinte : en comparant avec l’état actuel, on remarque que l’enceinte figurant sur la gravure correspond aux vestiges observables.

 

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Les maisons ont été modifiées mais la représentation correspond globalement à la réalité des ruines. Le cadastre napoléonien (fig 5 c-contre) n’est guère plus riche de précisions, aucun des éléments qui y figure n’ayant disparu depuis.

 

Articles du Chapitre :

II.1 Documents médiévaux

II.2 Documents modernes d’ancien régime 


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