III ARCHE0LOGIE DU BATI

III.7 La tour T1

 


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Fig 7 : Plan général Sol                Fig 8 : Plan général Etage


Thumbnail imageInscrite dans le mur sud de la chapelle, cette tour carrée s’élève sur deux niveaux (fig 45). Sa base ne présente aucune ouverture, de plus, partie intégrante du mur, elle sert d’appui à la voûte de la chapelle et est donc très probablement pleine.

Thumbnail imageA l’étage, cette tour ouvre sur le toit de la chapelle par une porte d’accès rectangulaire. Une petite baie carrée à gros linteau monolithe de calcaire tendre donne vue au sud

Thumbnail imageCette tour s’insère dans le dispositif de défense passive du château, permettant une surveillance de l’accès par le sud-ouest, on n’y trouve aucun dispositif rendant le tir possible depuis sa salle haute.

Thumbnail imageSa maçonnerie est similaire à celle des parements de la chapelle, renvoyant à l’hypothèse de reconstruction tardive évoquée dans la description de cette dernière.


 

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Commande et propriété de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, DRAC Languedoc, mise en ligne par autorisation du CRMH, reproduction et copie interdites.




III. 3.7 La salle S

 


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Fig 7 : Plan général Sol                   Fig 8 : Plan général Etage

 


Thumbnail imageSituée à l’angle nord-est du château, la salle S n’a conservé en élévation que ses murs ouest et sud (fig 7) et (fig 40). Cependant l’observation des arrachements à l’extrémité de ces murs et des vestiges enfouis dans l’abondant roncier qui en occupe l’intérieur permet de restituer un plan carré de 4 m de côté.

Thumbnail imageCes observations devront être complétées à la fouille car il semble que les vestiges se prolongent encore vers le nord et l’ouest. Vers le nord, des fondations prolongent l’axe du mur ouest ; comme on peut le voir à l’extrémité est de la façade nord, la base du mur présente un arrachement qui pourrait marquer l’emplacement de ce prolongement.

Thumbnail imageVers l’ouest, le mur sud de cette salle présente le même aspect, à l’angle avec la façade est ; ces observations devront être complétées après débroussaillage.

Les murs conservés de cette salle présentent une épaisseur d’1,60m, épaisseur importante, de 30 cm supérieure à celle des autres murs du château. Leur aspect est homogène, les parements sont montés en petits moellons de calcaire froid à joints épais, ils enserrent un blocage de pierres noyées dans un mortier grossier.

Cette salle était couverte par une voûte en plein cintre dont l’empreinte est nettement lisible dans le mur ouest. Un lambeau du bandeau de pose de cette voûte subsiste dans le mur sud. Dans ce même mur on trouve une brèche.

 

Comme je l’ai évoqué à propos du couloir C, il s’agit soit d’un effondrement au point de fragilité créé par la niche dans le couloir, soit de l’emplacement du sommet d’une porte d’accès vers le couloir, la porte elle-même étant enfouie sous les gravats. L’emplacement de la brèche, située dans le rein de la voûte, fait pencher la balance en défaveur d’une porte.

 

Thumbnail imageIl faudra attendre la fouille de ce secteur pour vérifier l’existence de cette porte et dans ce cas pour savoir si elle est construite en même temps que la salle S, ce qui paraît peu probable, ou percée ultérieurement, lors de la construction du couloir C.

 

Le sol de cette pièce n’est pas visible ; par rapport au bandeau de pose de la voûte, on peut estimer l’épaisseur de la masse qui le recouvre entre 1m et 1,50m. Cette masse résulte probablement de l’effondrement de la voûte.

 

Thumbnail imageL’antériorité de cette salle au couloir C et aux salles B, M et U est suggérée par la discordance observée dans la façade sur cour, au niveau de la porte du couloir C (voir couloir C), discordance relayée par la différence très nette d’épaisseur des murs. La maçonnerie de cette salle ne se distingue cependant pas du reste du bâtiment, on n’y retrouve pas l’appareil soigné de petits moellons à joints fins observé dans les murs 1003 et 1004.

 

Ce point de chronologie relative devra être éclairé lors de la fouille, l’observation des fondations et des couches de construction depuis la cour pouvant apporter des éléments de réponse.

 

La puissance des murs de cette salle et son plan carré peuvent la faire interpréter comme la base d’une tour, assurant la défense sur l’angle nord-est du bâtiment.


Commande et propriété de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, DRAC Languedoc, mise en ligne par autorisation du CRMH, reproduction et copie interdites.



III. 5 Le mur nord et la cour

 

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Fig 7 : Plan général Sol

Ce mur rectiligne ferme la cour intérieure, entre la tour 2 et la salle S (fig 7 ci-dessus). Son élévation totale, conservée sur environ 6,50m de haut, n’est pas restituable, aucun élément ne permettant de l’arrêter à la hauteur conservée. Long de 15m, il présente une épaisseur de 0,60 cm ce qui est très faible en regard des autres murs et ce qui interdit de le considérer comme une défense.

Thumbnail imageUne porte subsiste, au centre de ce mur, mettant la cour en communication avec un autre espace, non caractérisé. Cette porte, rectangulaire est large de 1,20m (fig 41).

A son extrémité occidentale, ce mur est nettement chaîné avec la tour 2 mais uniquement à sa base. On y voit la trace dans la partie inférieure du mur d’une baie murée, très mal conservée. L’extrémité orientale n’est pas chaînée au mur de la salle S, contre lequel il vient s’appuyer.

Le contact entre les deux est rompu par une brèche qui pourrait être l’emplacement d’une porte disparue. Le nettoyage du sol à cet endroit a mis en évidence le prolongement de la fondation mais on n’y lit aucun seuil.

Thumbnail imageBâti en petit appareil de calcaire froid, son parement nord présente une construction assez homogène au premier abord ; cependant, on remarque dans la partie supérieure de ce mur un appareil moins régulier, mettant en œuvre des moellons plus grossièrement équarris et assemblés que dans la partie inférieure ; on note également une rupture très ponctuelle dans la construction, où le chaînage s’interrompt sans raison apparente, pour reprendre immédiatement.

Il pourrait s’agir d’un repentir sur la mise en place d’une baie. Au bas de ce mur, une rangée de trous de boulins très régulièrement répartis sur deux assises signale l’emplacement d’un échafaudage. Ces trous sont perforants et n’ont pas été bouchés.

Thumbnail imageLe parement sud, côté cour présente les mêmes caractéristiques que le côté nord (fig 42). On y trouve les empreintes de plusieurs aménagements.

A l’extrémité ouest, une engravure de voûte signale la présence d’une salle voûtée dans l’angle nord-ouest de la cour. Cette engravure s’interrompt pour ménager un espace rectangulaire, probablement une baie prenant jour depuis le nord, dont la trace est visible dans le parement nord. Cette baie est murée, il ne paraît pas possible de dater son obturation.

L’engravure de voûte prend naissance dans le parement de la tour 2 et on remarque que sous la naissance de la voûte le parement de la tour est composé de gros moellons, l’appareil se distinguant nettement de la maçonnerie de l’élévation. Cette observation confirme la reprise de construction de la tour 2 et situe la construction du mur de la cour avec ses aménagements dans la même phase que la construction de la cuisine.

Thumbnail imageA l’extrémité est, le parement de ce mur nord présente aussi des lacunes marquant le contact avec un bâti qui se développe à l’intérieur de la cour. L’analyse de ce parement ne livre que très peu d’indices permettant de restituer l’état d’origine (salle, escalier ?), seule la fouille pourra compléter ces informations et éclairer ce point. Enfin, à propos de la cour, il faut signaler la présence d’une vaste citerne qui en occupe le centre, cette dernière est entièrement maçonnée, j’estime sa profondeur entre 6 et 7 mètres, son diamètre atteignant 5 à 6 m.

Le plafond de cette citerne est percé et en cours d’effondrement, le tout étant masqué par un buisson de ronces. J’ai renoncé à explorer cette citerne par défaut de moyens techniques et du fait du danger que représente l’état de sa voûte.


Commande et propriété de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, DRAC Languedoc, mise en ligne par autorisation du CRMH, reproduction et copie interdites.



III. 3.6 La salle M

 


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Fig 7 : Plan général Sol               Fig 8 : Plan général Etage


Thumbnail imageCette petite salle rectangulaire ouvre sur la cour par une baie rectangulaire dont seul subsiste l’empreinte dans le lambeau d’élévation sur cour conservé (fig 8 ci-dessus) et (fig 39).

Thumbnail imageL’accès à cette salle ne peut se faire que par la salle U, aucune porte n’existant au sud dans le mur de la salle mitoyenne L . Je n’ai pu explorer cette salle du fait de l’envahissement par la végétation, son analyse devra être réalisée ultérieurement.

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Commande et propriété de la Conservation Régionale des Monuments Historiques, DRAC Languedoc, mise en ligne par autorisation du CRMH, reproduction et copie interdites.




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