IV.1 Les murailles

L’enceinte du château de Montlaur est en grande partie conservée. Elle se présente comme un rempart où s’intercalent irrégulièrement des tours de faible puissance (fig 46 et fig 47).

 Au sud, cette enceinte est élargie et doublée par un second rempart dont le tracé se devine en vue aérienne, rempart auquel appartient la grosse tour au sud (fig 48).

Rappelons que cette tour est signalée dans les descriptions de l’enquête qui mentionne deux grosses et hautes tours. Un plan du château, levé en 1968, publié dans le même article par le Duc de Castries dans la revue Vieille Maison Françaises (avril 1970, n°44) montre un relevé de la première enceinte (fig 46).

C’est le seul relevé dont nous disposons actuellement qui montre l’implantation de la tour massive au sud, à laquelle l’enceinte se raccorde. La deuxième de ces tours demeure difficile à localiser. Il ne peut s’agir de celle qui se situe dans le prolongement de cette enceinte, côté sud-est. On y voit, conservé en élévation un mur imposant qui s’achève par une tour pourvue d’une porte comme le montre le lambeau d’arc en plein cintre conservé (fig 49).

De moindres proportions, cette tour ne peut être assimilée à la tour sud, par contre ses dimensions et son architecture sont similaires à celles de deux autres tours de cette enceinte.

L’enceinte se poursuit vers le nord comme en témoignent les amas de pierres dans son axe, mais elle est ruinée sur une longueur d’environ 150m. Son tracé affecte une courbure vers l’ouest. Au nord et à l’ouest, deux petites tours sont partiellement conservées, l’une d’elle, située au nord-ouest est pourvue d’une porte, là aussi signalée par un départ d’arc en plein cintre (fig 50).

La muraille a conservé quelques lambeaux en élévation à l’ouest, très embroussaillés, c’est cependant un point très intéressant puisque c’est dans ce secteur que les deux enceintes convergent. Comme le montre le tracé d’un mur en fondation (fig 51), une enceinte se poursuit vers le sud, tandis que le tracé de la muraille oblique vers le sud ouest.

Au sud, on retrouve le mur de l’enceinte intérieure, en grande partie masqué par la végétation et par les ruines qui l’entourent (fig 52), alors que le mur de l’enceinte extérieure, à laquelle appartient la tour sud est totalement masqué par les maisons (fig 47).

Entre les deux enceintes, côté sud, on remarque la présence de maisons en ruines (fig 53), dont les élévations sont conservées sur deux niveaux, d’autres ruines sont observables au sud-est (fig 54).

Il faut aussi signaler la présence d’au moins une salle souterraine, rectangulaire, d’environ 30m2, voûtée en plein cintre, entre le château et l’enceinte. L’accès demeure invisible pour le moment, on peut y pénétrer par une brèche dans la voûte effondrée, l’intérieur est envahi des gravats de l’effondrement de la voûte.

On y retrouve le même mode de construction en appareil moyen grossièrement équarri et à joints épais que dans le château. La présence d’autres salles dans le même secteur est plus que probable compte tenu de la topographie des lieux. Outre le facteur de danger qu’elle présente, l’exploration de cette partie relève de l’archéologie et ne pourra être réalisée que dans ce cadre. L’état de cette salle présente un danger réel, la voûte risque de s’effondrer totalement et elle se situe exactement sous le chemin qui mène à la façade renaissance.

Côté nord, entre les deux enceintes, on trouve les ruines de plusieurs maisons accolées à l’enceinte extérieure (fig 55). Deux d’entre-elles sont partiellement conservées en élévation, les fondations des autres sont aisément repérables à fleur de sol.

Une dizaine de tessons de céramique de commune grise médiévale ainsi que de kaolinitique vernissée de l’Uzège ont été repérés dans ce secteur. La présence de ces maisons dans la basse-cour, évoquant l’image classique du château médiéval, confirme la nécessité de procéder à une fouille archéologique qui ne se limite pas au château lui-même.

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