VI. Conclusion

Malgré son état de ruine, le château de Montlaur présente un ensemble très complet, château, enceintes, basse-cour et dépendances, dont la construction s’étage globalement entre le XIe et le XVIe s. Le bâti renaissance est le plus perceptible de l’ensemble, cependant les vestiges de la période médiévale sont bien représentés. Une campagne de fouille intéressant l’ensemble du bâtiment et ses abords s’avère indispensable pour établir la chronologie absolue des différentes phases de sa construction et restituer le plan complet de l’édifice ; en effet, l’observation des abords immédiats du château montre la présence de murs enfouis, révélés par les bombements particuliers du sol. L’exploration de cette partie devrait permettre de compléter le plan

Le château lui-même présente un état de ruine qui fait craindre le pire pour sa conservation, les couvrements ayant disparu. Il faut signaler que la pluie pénètre les voûtes, aucune des salles du château ne restant à sec quand il pleut ; les points de fragilité, tels que l’échauguette et le trou dans la voûte de la salle D ont été signalés par Laurent Dufoix dans son étude préalable, il faut y ajouter le danger majeur que représente la citerne située au centre de la cour, et le risque d’effondrement de la grande voûte couvrant la cuisine.

L’ensemble de ruines, enceintes et dépendances qui entourent le château, devrait bénéficier d’une attention et d’une protection particulière dans le cadre du projet de consolidation puis de mise en valeur du site, l’état d’arasement de ces ruines les rendant particulièrement fragiles et susceptibles d’être oblitérées par un chantier de restauration autour du château. La conservation en plan de l’ensemble est exceptionnelle et son étude pourrait apporter un éclairage nouveau sur l’architecture féodale en Languedoc.

Ces observations devraient être prises en compte dans un projet de mise en valeur du site, l’intérêt présenté par le château lui-même ne pouvant qu’être amplifié par son contexte. Mais c’est avant tout une campagne de consolidation qui s’impose en premier lieu, en amont même de la fouille archéologique, de façon à éviter une ruine certaine à ce bâtiment.

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